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Canal +
Naissance et succès de la première chaîne cryptée
Le 9 juin 1982, le président de la République française François Mitterrand annonce lors d'une conférence de presse : « Une quatrième chaîne de télévision sera incessamment mise en oeuvre. Elle se tournera davantage vers des retransmissions et aussi des problèmes de Culture. Cette chaîne ne nécessitera aucune charge supplémentaire. »

L'agence Havas est à la tête d'un projet nommé TVCS (TéléVision Communication Services, future Canal 4 vite rebaptisé Canal Plus) regroupant des investisseurs, des professionnels des médias et des hommes politiques proches du pouvoir socialiste en place, désireux de profiter de la libéralisation des ondes en France. Parmi ces professionnels, un groupe concurrent d'Havas développait depuis deux ans un projet de télévision à péage basé sur le modèle de la chaîne américaine HBO. Certain de ne pouvoir obtenir de nouvelles fréquences en France, le groupe comptait créer une quatrième chaîne virtuelle en louant les temps d'antenne non utilisés de TF1, Antenne 2 et FR3 pour diffuser ses programmes cryptés. Il faudra un rendez-vous fortuit avec le PDG de TDF pour que le groupe apprenne que l'ancien réseau VHF 819 lignes noir et blanc de TF1, inutilisé depuis 1981, avait été adapté au standard 625 lignes couleur et que la France disposait donc d'un quatrième réseau hertzien libre.

Logo Canal+ Nov.1984 à sept.1995Le 4 novembre 1984, André Rousselet, ancien chef de cabinet du président de la République, devenu président de Canal+, ouvre l'antenne à 08h00 en appuyant sur un bouton, permettant à ses 186 000 premiers abonnés de découvrir la première chaîne privée à péage française, douze ans après la création de la troisième chaîne. Le Président de la chaîne, après avoir hésité avec Christian Dutoit (dirigeant à TF1, Antenne 2 puis fondateur de La Cinq, créateur de LCI et de i-télévision), choisit le journaliste Pierre Lescure ancien pilier de la station Europe 1.

À l'image de HBO, Canal+ singularise ses programmes par la multi-diffusion des succès récents du cinéma, la présence de sports peu diffusés ailleurs (boxe, basket-ball) et une prédominance du football qui deviendra son deuxième pôle d'attraction.

Les débuts difficiles et les premiers succès
Fraîchement accueillie par ses trois concurrentes publiques, la chaîne connaît des débuts difficiles, notamment en raison d'une erreur marketing : le choix d'orienter la commercialisation vers les foyers les plus favorisés vivant dans les grandes villes au lieu d'un public bien plus large et populaire. De plus, la chaîne doit exploiter une antenne de réception spécifique (VHF), l'introduction du standard SECAM amélioré (identification couleurs par ligne au lieu des trames) et exploiter la nouvelle connectique Péritélévision (introduite en 1980 sur les téléviseurs neufs). Ajouté à ces problèmes, le piratage de son décodeur « Discret 11 », s'étend considérablement (plus ou moins favorisé par des techniciens de Thomson et Philips). En 1985, l'annonce de la création de deux nouvelles chaînes privées gratuites, La Cinq et TV6, incite les téléspectateurs à l'attentisme et freine sérieusement les abonnements. Fin 1985, le déficit est de 330 millions de francs pour un chiffre d'affaires de 558 millions. Les abonnements redécollent alors grâce au renforcement des plages « en clair » que la chaîne a ménagées dans ses programmes cryptés comme de véritables vitrines financées par la publicité pour donner un avant-goût de la chaîne aux téléspectateurs et les inciter à s'abonner.


Cette période de forte croissance marque le tournant de l'axe "populaire" de la chaîne (alors que les études marketing visaient les cadres, professions libérales et les grandes villes), avec toute une série d'émissions et rendez-vous "accrocheurs" comme :

"Coluche 1 Faux" 1/4 h d'humour animé par Coluche.
"La Maxitête", jeu d'argent animé par l'ex-cocogirl Sophie Favier, consistant à reconnaître les visages et voix de plusieurs célébrités associées en un seul visage composite.
"Tout s'achète", jeu d'argent animé par Fabrice (de RTL) et son acolyte "Fifi", consistant à proposer des billets de banques aux passants contre un objet ou leurs vêtements.
"Les Affaires sont les Affaires", animé par Georges Beller et Sophie Garrel ou Gérard Hernandez avec Sophie Michaud, jeu consistant un quizz puis à échanger un cadeau proposé avec des boîtes au contenu surprise.
Durant cette période qui n'a rien à envier aux pratiques des concurrentes commerciales TF1 et La Cinq, Canal+ engrange un volume important d'abonnés.

Avec la création ultérieure d'émissions comme Zénith, Direct, Nulle part ailleurs par Alain de Greef ami de Pierre Lescure qui vient le rejoindre, la chaîne se donne un ton et une identité faite d'irrévérence avec Coluche 1 faux ou les Nuls et de programmes encore jamais vus en France avec la diffusion à partir d'août 1985 d'un film X chaque premier samedi du mois. En janvier 1987, Canal+ crée sa filiale de production, Canal+ Productions, qui deviendra StudioCanal, l'un des premiers catalogues de films du monde ; en octobre de la même année, Canal+ lance Canal+ Magazine (rebaptisé « PLUS + » quelques années plus tard), le mensuel papier des abonnés de la chaîne.

En 1990, Canal+ peut se targuer d'avoir plus de 3 millions d'abonnés et dégage un bénéfice de 774 millions pour un CA de 5,3 milliards de francs. La chaîne quitte la rue Olivier de Serres dans le 15e arr. de Paris et investit dans un nouveau siège sur les bords de Seine dessiné par Richard Meier où sont regroupés les services techniques, financiers et les plateaux où se tournent les émissions.

Vers l'Europe et la diffusion par satellite
La chaîne investit dans la création de chaînes premium en Europe et sur le bassin méditerranéen en lançant Canal+ TVCF, en Belgique francophone, en septembre 1989 puis Canal+ België et Canal+ Nederland (Pays-Bas), Canal Horizons (devenue Canal+ Horizons) sur le continent africain en avril 1990, Canal+ España (Espagne) en septembre 1990, Canal+ Polska (Pologne) en avril 1995, Tele+ en Italie et Canal+ Scandinavia pour le Danemark, la Suède, la Finlande et la Norvège respectivement le 30 août et le 1er septembre 1997. Avec sa filiale MultiThématiques, la chaîne crée aussi des chaînes thématiques sur le câble français, ainsi qu'à l'international (en Espagne, Belgique, Allemagne et Italie) en déclinant localement les programmes Planète, Cinécinémas, Canal Jimmy...

La chaîne va ensuite lancer le bouquet par satellite CanalSatellite d'abord en analogique dès novembre 1992 en France puis dès 1996 en numérique avec la reprise des chaînes développées pour le câble par MultiThématiques. Canal+ va ensuite promouvoir ce modèle en Europe en lançant les bouquets CanalSatélite (Espagne) qui deviendra CanalSatélite Digital lors de son passage au numérique, Le Bouquet (Wallonie), Cyfra+ (Pologne), D+ (Italie), CanalSatelliet Digitaal (Pays-Bas), Canal Digital (Scandinavie).

Enfin, Pierre Lescure demande à son ami « historique » Christian Dutoit de concevoir et lancer la première chaîne d'information du groupe Canal+ : i-télévision, dont les premières émissions auront lieu lors du 15e anniversaire de Canal+, le 4 novembre 1999.

La chaîne deviendra alors l'un des plus grands et des plus puissants groupes audiovisuels européens, le Groupe Canal+.


La période Vivendi
En février 1994, suite à une modification du pacte d'actionnaires, André Rousselet est poussé vers la sortie et démissionne. Il publie dans Le Monde du 17 février un cinglant papier titré « Édouard m'a tuer » (en référence à l'affaire Omar Raddad), dans lequel il dénonce le complot fomenté selon lui par le Premier ministre Édouard Balladur pour prendre le contrôle de la chaîne par le biais de la Compagnie Générale des Eaux (qui deviendra quelques années plus tard Vivendi). À la rentrée 1994, Jean-Luc Delarue et Antoine de Caunes quittent la chaîne, marquant la fin d'une époque, alors qu'elle s'apprête à fêter son dixième anniversaire.

L'ellipse (voir logo ci-dessus) de Canal+, véritable identité (visuelle) connue et reconnue de tous imaginée par Étienne Robial en 1984, passe à la trappe en avril 1996 lorsque la chaîne épure son logo en cartouche noir écrit en blanc, et se décline sous forme de multiplex pour le satellite : Canal+ Bleu , Canal+ Jaune et Canal+ Vert (plutôt orientée sport).

En septembre 1999, Vivendi détient 49% de Canal+ mais surtout 75% des voix au conseil d'administration. Jean-Marie Messier, le PDG de Vivendi, est seul maître à bord d'un groupe qui perd de l'argent depuis 1997 (alors que la chaîne Canal+ France reste très largement rentable). Nulle part ailleurs, l'émission phare de la chaîne, est « officiellement » en perte de vitesse suite au départ de Philippe Gildas en 1998 mais son audience est la plus forte de son histoire lors de la dernière année de Gildas et des deux années où Guillaume Durand lui succède. Le coût de la grille a explosé depuis que TPS s'est attaqué aux fondamentaux de la chaîne : le football et le cinéma et toutes les filiales européennes sont déficitaires. En 1999, alors que la chaîne française reste largement rentable, le groupe Canal+/CanalSatellite annonce une perte nette de 892 millions de francs toutes activités confondues.

Le 11 décembre 2000, Canal+, Vivendi et Universal fusionnent dans un nouvel ensemble, Vivendi Universal (VU), qui les propulse au 2e rang mondial avec à sa tête Jean-Marie Messier. La fusion à pour but d'alimenter les réseaux détenus par Vivendi (SFR, Cegetel, Canal+ SA) avec les contenus musicaux et les films d'Universal. Canal+ SA est la seule entité à rester en dehors de la fusion, puisqu'une règle stipulant qu'aucun groupe industriel ne peut détenir plus de 49% du capital d'une chaîne de télévision française. Toutes les autres composantes du groupe Canal+ (CanalSatellite, MultiThématiques, StudioCanal) sont fusionnées y compris Canal+ Distribution qui détient le précieux fichier des abonnés. Le 21 décembre 2000, Michel Denisot remplace Alain de Greef à la direction des programmes, l'image se dégrade, le taux de désabonnement en France n'a jamais été aussi élevé, surtout en raison de l'explosion de l'offre concurrente : TPS, Canalsat et AB-sat. Canal+ ne détient alors plus le « monopole de fait » de la télévision payante institué en 1984. Suite à la fusion, Jean-Marie Messier met en place un plan d'économies drastique. En France, Canal+ doit réaliser 400 millions d'euros d'économies sur deux ans et un plan social prévoit 217 licenciements dans le groupe. Ce plan social permet à quelques journalistes de Canal+ de venir remplacer la vingtaine de jeunes journalistes virés de la chaîne d'information de Pierre Lescure, i-télévision, lancée fin 1999. Les tensions qui règnent avec Vivendi entraînent le départ de Denis Olivennes le 12 avril 2002, puis le limogeage de Pierre Lescure du poste de président du directoire, le 16 du même mois. La chaîne interrompt ses programmes pour retransmettre une assemblée générale des salariés. Quelques jours plus tard, Jean-Marie Messier est obligé de se rendre au CSA sous les huées des salariés de Canal+ France pour rassurer le conseil sur les engagements pris deux ans plus tôt au nom de Canal+ SA à l'époque de la fusion avec Universal.

Xavier Couture, ancien n°3 de TF1, prend la succession de Pierre Lescure pour quelques mois. Après avoir vécu 18 ans dans l'illusion de faire partie d'une grande famille, les salariés de Canal+ découvrent que leur société en difficulté est soumise aux mêmes lois que toutes les autres et craignent alors un possible rachat par le groupe TF1, Lagardère et la fin de leur singularité. Pour calmer le jeu, Dominique Farrugia a été nommé Président de Canal+ SA comme garant du fameux « esprit Canal » des débuts. Hélène, la speakerine anti-potiche, et l'éphémère Hypershow font leur apparition.


La fin de l'ère Messier
Le plan de convergence de Jean-Marie Messier a échoué forçant les actionnaires à demander son départ de Vivendi Universal début Juillet 2002. Il est remplacé par Jean-René Fourtou qui met immédiatement en place un plan visant à rendre à la chaîne cryptée « son visage d'avant 1997 » : Canal+ Distribution (qui exploite le fichier d'abonnés), Canal+ Régie (publicité), CanalSatellite, MultiThématiques, i>télévision, la plate-forme outre-mer et internationale MediaOverseas, Pathé Sport (qui deviendra Sport+), StudioCanal et le reste de participation dans le capital de l'espagnol Sogecable (ex-Sociedad de Televisión Canal Plus) qui opère Canal+ España et le bouquet CanalSatélite Digital, retournent dans le giron de Canal+ afin de récupérer les actifs rentables du groupe.

« Canal+ Group », détenu à 100% par VU, subsiste, abritant tous les actifs non repris par Canal+ et destinés à la cession : vente de Tele+ et D+ à Sky (les deux marques disparaîtront), vente de Canal+ Scandinavie (la marque sera conservée pour la chaîne premium (ainsi que le logo) et pour le bouquet satellite), vente des parts dans Sogecable à un grand groupe de presse espagnol, vente de Canal+ Belgique - première déclinaison locale du concept premium en Europe - puis de Canal+ Nederland qui deviendront BeTV (Wallonie) et Prime (Flandres) en Belgique, et Film 1 / Sport 1 aux Pays-Bas...

En février 2003, Jean-René Fourtou démet Xavier Couture de ses fonctions qu'il remplace par le gestionnaire Bertrand Méheut. Le siège mythique de la grande époque de Canal+ sur le quai André Citroën est vendu, le groupe s'installe à Issy-les-Moulineaux. À la rentrée 2003, la chaîne crée de nouveaux programmes pour sa grille « en clair », comme Merci pour l'info animé par Emmanuel Chain, venu de M6, qui n'atteindra pas les scores de la grande époque de NPA. Seul ancien du « Canal historique », Michel Denisot restera à l'antenne après une période « d'épuration » des cadres.

Le renouveau de Canal
La bonne surprise vient de 20H10 pétantes, le show people de Stéphane Bern reconduit en 2004 et en 2005/2006 le vendredi et le samedi. Grâce à cette émission et au Grand journal de Michel Denisot, la case en clair autrefois occupée par Nulle part ailleurs renaît en quelque sorte à la rentrée 2004, le tout sur le même plateau de la cultissime émission de Philippe Gildas. Ce plateau est encore dans l'ancien siège de la chaine Quai André Citroën. Quant aux équipes des Guignols et de Groland, leurs émissions sont réalisées à La Plaine Saint-Denis.

Canal+ fête donc plus sereinement ses 20 ans et est maintenant financièrement hors de danger.

Fin 2005, coup de théâtre dans le milieu. Le rapprochement entre le Groupe Canal+ (opérateur de Canal Satellite devenu CanalSat) et de son concurrent direct TPS, pourtant toujours démenti par Patrick Le Lay, le patron de TF1, est finalement annoncé. Il semblait inévitable car la plupart des autres pays européens n'ont qu'un seul bouquet satellite, comme ce fut le cas en Espagne entre CanalSatélite Digital et Via Digital qui donnèrent naissance à Digital+.


Souce : http://fr.wikipedia.org/wiki/Canal+
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